A Paris, le Conseil d'administration de l'ICANN avait souffert du rythme effréné d'une réunion organisée sur 4 jours. Retour au format traditionnel des 5 jours donc pour le Caire, début novembre.
En juin dernier, la réunion ICANN de Paris s'est révélée exceptionnelle à plus d'un titre. Records d'affluence et de nombre de sponsors, des retombées presse très fortes notamment grâce à l'annonce de la libéralisation des extensions… et un agenda inhabituel courant sur 4 jours au lieu de 5.
Pour le Caire, on semble revenir au "business as usual". L'agenda de la 33e réunion internationale de l'ICANN permet de confirmer un retour à un mode d'organisation plus traditionnel avec une réunion prévue sur 5 jours, le vendredi matin étant réservé au Conseil d'administration.
L'expérience menée à Paris et visant à permettre de réduire les coûts pour tous en condensant le programme sur seulement 4 jours n'est donc pas reconduite. Pourquoi ? J'ai entendu dire que les membres du Conseil étaient épuisés après Paris... Ajouter une journée au planning devrait donc leur permettre de souffler un peu.
Mais pas trop. Car les sujets chauds ne manqueront pas au Caire. A ce titre, je remarque un atelier programmé le lundi 3 novembre à 11h15 et intitulé "comprendre le projet d'appel à candidature pour les nouveaux gTLDs". L'ICANN serait donc d'ores et déjà certain de sortir ce projet à temps pour la réunion du Caire, comme cela est prévu ? Si oui, c'est une excellente nouvelle pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les critères de candidature, que ce document devrait expliquer dans le détail.
Une nouvelle histoire de saisie par la justice américaine de noms de domaine inquiète au sein de la Registrar Constituency (le collège des registrars) de l'ICANN, où l'un des membres a tiré la sonnette d'alarme sur un ordonnance judiciaire délivrée le 18 septembre par un tribunal du Kentucky et demandant le transfert de 141 noms de domaine (tous des .COM) vers un compte public du Kentucky. Les noms seraient utilisés pour promouvoir des activités de jeu en ligne, ce qui est illégal dans l'état du Kentucky.
22 registrars sont concernés. Il y a des registrars américains bien sûr, mais plusieurs ne le sont pas. Parmi ces derniers, certains ont déjà indiqué qu'ils ne s'estiment pas soumis aux injonctions d'un état américain et qu'ils vont faire la sourde oreille. Pour les registrars américains, cette stratégie est certainement très risquée, même si aucun n'est domicilié dans le Kentucky. D'ailleurs, au moins un de ces registrars a déjà procédé au transfert des noms qu'il gère.
La crainte logique de la Registrar Constituency, qui est l'entité officielle de représentation des registrars au sein de l'ICANN (INDOM en est membre), est de voir ce type d'ordonnance judiciaire utilisé de plus en plus souvent, et avec peu de discernement, si celle du Kentucky abouti.
Au-delà, il convient également de se poser la question du véritable cadre juridique des noms de domaine utilisés pour des activités qui peuvent être légales dans un pays, voir même un état, mais pas dans les autres. Peut-on imaginer des .COM enregistrés par un chinois chez un registrar américain et utilisés pour vendre des objets Nazi, confisqués par un tribunal français ? La réponse est certainement positive, mais dans un tél cas, le registrar en question obéirait-il ?
Les trois lettres EPP ne vous disent peut-être pas grand-chose. L' Extensible Provisioning Protocol est pourtant très important pour les registrars comme INDOM puisqu'il permet d'harmoniser les interfaces techniques pour se connecter aux registres.
Utilisé sur de plus en plus d'extensions, l'EPP permet d'automatiser les principales fonctions de gestion d'un nom de domaine et donc de rendre un service plus fiable et mieux sécurisé aux propriétaires de noms.
Bonne nouvelle pour le .FR, son registre l'AFNIC est en train d'implémenter l'EPP. L'extension française, historiquement très complexe à gérer du fait de ses règles d'enregistrement contraignantes et d'un système d'enregistrement archaïque, devrait donc devenir plus moderne.
La date de mise en place prévue pour l'EPP sur le .FR est le 30 mars 2009.
Une histoire fait scandale outre-Atlantique. Un groupe s'est spécialisé dans les faux anti-virus. Ils infectent les ordinateurs de leurs victimes à l'aide de logiciels espions déguisés en "Codec", les fichiers nécessaires au décodage et à la lecture de vidéos ou de musiques.
Le groupe de pirates en question – kilkvip.com – a monté une véritable industrie. Leur stratégie passe par la vente en masse de noms de domaine. Ainsi ont-il monté plusieurs registrars, qui vendent directement au public. Des registrars qui sont en fait des revendeurs. Ils ne sont pas directement accrédités par l'ICANN mais passent eux-mêmes par un registrar ICANN – Directi – pour enregistrer leur noms.
La presse américaine fustige ces registrars pirates. Un amalgame issu d'une méconnaissance manifeste du système de commercialisation des noms de domaine. Car vu le nombre de plaintes reçues à propos des noms klikvip.com (l'un des sites de revente de noms de domaine lancé par les pirates a enregistré environ 100 000 noms en deux ans – mais la moitié ont déjà été inactivés par Directi suite aux plaintes d'utilisateurs victimes du piratage de klikvip.com), s'il s'agissait d'un registrar accrédité l'ICANN l'aurait certainement déjà suspendu.
Enfin pas tout à fait. Il s'agit en fait de deux noms de domaine liés à la faillite de la célèbre banque d'affaire Lehman Brothers qui sont actuellement proposés à la vente sur eBay USA.
Comme souvent, la tentation est donc grande pour certains de profiter des malheurs des autres. Je doute que les employés de Lehman, qui viennent de tout perdre (non seulement leurs boulots, mais probablement également leurs économies puisque ces dernières étaient souvent placées en actions de la banque) trouvent l'annonce eBay pour vendre lehmanbankruptcy.com et lehmanbrothersbankruptcy.com de très bon goût.
Le vendeur en espère 5 000 USD. "Imaginez un peu le trafic que peuvent générer ces noms," dit-il sur son annonce. "On parle de mots qui pourraient compter parmi les plus recherchés sur Internet en 2008."
La vente commence avec un premier prix de 250 USD et dure jusqu'au 21 septembre. Pour l'instant, les noms n'ont généré aucune enchère.
With the current financial crisis, the question a lot of domain investors are asking themselves is: "should I sell?".
It's easy to understand people getting jittery, but there really are no reasons so far to suspect that domain values will crash. Sure any meltdown of the magnitude that we're seeing right now in the banking industry is bound to have repercussions in all markets and sectors. But domain fundamentals shouldn't be affected that much.
Pay-per-click revenue could suffer to some extent, as all types of advertising take a hit, but it will remain one of the cheapest and most precise ways to reach your intended customer base. I worry a lot more for TV advertising execs than I do for domainers right now.
As ever in times like these, those who can stay calm and collected today will probably be the ones making obscene amounts of money tomorrow. I think DNW has a very good point saying that when the DotCOM bubble burst at the turn of the century, those rare (and brave) investors that bought all the good .COM names are the ones that have since become domain millionaires.
So is it time to sell your domains? I'd actually be tempted to say yes! Sell them to me at a much reduced price… and let me sell them back to you for a huge profit in a few years' time.
Et dire que certains prétendent encore que l'ICANN n'est pas une organisation transparente, alors même que le régulateur va jusqu'à mettre en ligne sa liasse fiscale !
Bon d'accord, l'ICANN n'a pas le choix en fait (c'est une obligation légale aux USA de rendre ces informations publiques lorsqu'on est "not for profit", c'est-à-dire à but non lucratif). Reste que les 54 pages de ce qui s'apparente à un bilan comptable sont très intéressantes. Merci à Elisabeth Porteneuve et ses yeux d'aigle pour avoir trouvé ce document caché dans les tréfonds du site de l'ICANN.
Vous y verrez par exemple que l'ICANN a payé 2 324 783 USD de salaires en 2007, uniquement sur les postes de direction ainsi que les "employés clefs". Le reste de la masse salariale a coûté 6 719 466 USD.
Les frais juridiques, un poste conséquent pour le régulateur de l'Internet qui doit souvent faire face à des procès, se sont élevés à 1 055 146 USD. Une somme qui apparaît comme presque bon marché par rapport aux 5 396 378 de frais de voyages, auxquels se sont ajoutés 623 867 USD de frais d'organisation de conférences et réunions.
Et parmi de nombreuses autres perles d'information, vous découvrirez en page 10 de ce document le nom des 5 employés (hors direction) les mieux payés de l'ICANN. Des salaires sans aucun doute largement mérités, puisque ces 5 personnes sont listées comme travaillant en moyenne 60 heures par semaine !
Je suis peut-être dans les noms de domaine depuis trop longtemps J mais je trouve que ces 54 pages font une lecture de week-end fascinante…
Telnic, le registre du .TEL, compte bien faire parler de son extension. Cette dernière ouvre au grand public en 2009 et le registre a tout à gagner à marteler les avantages du concept inédit d'une extension qui ambitionne de devenir l'annuaire interactif de l'Internet.
Ainsi ont-il participé à une conférence technologique à San Diego cette semaine. L'occasion de multiplier les interviews et les contacts avec la presse généraliste, celle qui portera le mieux un message dénué du jargon ésotérique des noms de domaine. Résultats, des articles dans des journaux de renommée comme le Financial Times, qui donnent une visibilité plus grande au .TEL et devraient renforcer son succès à partir du 24 mars 2009, date de son ouverture générale.
.TEL registry Telnic is taking its "Tell The World" motto at face value and launching into a campaign to inform the general public about a new suffix based on technology that's difficult for non domain experts to understand.
Expect to hear a lot about .TEL in the next few days. Registry Telnic has been promoting the suffix at San Diego's Demo conference this week. The result is a string of news stories in papers like the Financial Times.
I really like the concept of a unique identifier behind .TEL and the clever way in which it takes an existing system – in this case the DNS – and gives it a new twist. But I have to admit that the benefits of .TEL aren't easy to explain to non-domain experts.
So Telnic are right to get the general media to explain it for them. Outside of our closed world of domain name professionals, people tend to talk normally instead of slipping a juicy bit of jargon like "zonefile" in every other sentence. That can only help everyday Internet users who don't care about what makes .TEL work and just want to get the best out of a good product.
DomainesInfo is running a little scoop today. They've learned from mTLD, the .MOBI registry, that the extension has now reached the magic ton, i.e. a million domains.
I have to put this in the context of another story I read on .MOBI a few days ago. Writing for the ClickZ Network, Rebecca Lieb argued quite simply that .MOBI is already dead!
How ironic, then, that days later the registry is set to officially publish registration numbers that most of the world's Internet suffixes can only dream of reaching one day.
The rationale behind Lieb's statement does, however, kind of click. She says that the latest mobile navigation devices such as Apple's iPhone make .MOBI redundant. Because users can upload standard web pages on such devices and therefore don't need specific web content designed for them, it's simpler for them and website publishers to stick with just the one extension (use only a .COM for example instead of having an additional .MOBI for small screens).
Is this really the case? I have an iPhone and I must admit I have never used it to go to a .MOBI website. But it's also true that many a time while browsing the web on my iPhone, I have wished for iPhone-specific content. Despite the iPhone's clever technology and big screen (for a phone), you're still not accessing the web in its natural environment.
So there it is. I think there's a clear case for .MOBI and that it's actually one of the most useful concepts for a new extension because it has a well-defined purpose. What do you think?
Cette question semble plus que jamais d'actualité, comme l'illustre une récente chronique publiée par Cnet et écrite par un iranien. Derrière le titre "le cyber Iran, le pays le plus incompris et calomnié du monde", Reza Hashemi livre des informations fascinantes sur le quotidien des iraniens sur Internet.
Au-delà des blocages dont les Internautes de ce pays font l'objet de la part d'un nombre impressionnant d'éditeurs de logiciels, qui ne permettent pas le téléchargement de mises à jour par exemple, on y apprend que les noms de domaine détenus par des iraniens sont susceptibles d'être repris à n'importe quel moment s'ils sont enregistrés auprès de registrars américains.
L'auteur cite notamment des cas de "reprises" de noms gérés par GoDaddy, eNom et Network Solutions.
Toujours ces histoires de "listes noires" de l'administration américaine, qui obligent les sociétés sous juridiction américaine à ne pas traiter avec certains pays. A ma connaissance, aucune action de reprise de ce type n'a jamais été constatée en Europe…
Domain names, a laughing matter? Not in a million years, or so I thought. Turns out I was wrong. Either that or I've become such a complete DN anorak it's just too sad for words. Either way, I love this video that Cédric Manara (a clear DN anorak if ever there was one J) found and told me about. Enjoy.
You sometimes have to wonder about the world we live in. As Gustav prepares to pummel the very places that Katrina wrecked only 3 years ago, scam artists are already looking for ways to profit from other people's hardships.
Having noticed several new domain name registrations centered around hurricane Gustav in the past few days, the American authorities are warning people against potential email scams or phishing attacks.
Louisiana's Attorney General has even issued an advisory against a spam campaign currently ongoing and asking people to confirm their account information in preparation for Gustav.
The silver lining here is that domain names and the Internet are now well enough integrated into our daily lives that hopefully people can spot a scam of this kind a mile away and not get duped.
Parfois, on est quand même obligé de se demander dans quel monde on vit. Trois ans après Katrina, la Nouvelle Orléans s'apprête à affronter Gustav, un ouragan annoncé comme encore plus dangereux.
Il faut donc malheureusement s'attendre à de nouvelles images de désolation en provenance des Etats-Unis. Mais certains voient dans cette tragédie annoncée l'occasion de profiter du malheur des autres.
Ainsi les autorités américaines ont-elles remarqué des enregistrements de noms de domaine liés à Gustav ces derniers jours. Elles redoutent de voir ces noms utilisés dans des arnaques. De faux organismes de soutient aux victimes de l'ouragan par exemple, ou du phishing…
Les services d'état de la Louisiane ont même tiré la sonnette d'alarme autour d'une campagne de spam déjà en cours et demandant aux gens de "confirmer" leurs coordonnées bancaires en préparation de l'arrivée de Gustav.
On croit rêver ! Pendant que les uns se préparent à revivre l'enfer, d'autres travaillent pour les aider à y plonger. Il y a quand même un côté positif à tout ça. Les noms de domaine sont maintenant suffisamment rentrés dans les mœurs pour que des tentatives d'arnaques aussi grossières soient vite identifiées. Espérons donc que plus personne ne se fasse berner.