Wednesday, November 12. 2008
Depuis l'année dernière, INDOM s'implique dans la compétition automobile en sponsorisant une équipe dans l'un des principaux championnats mono-marques nationaux. Il s'agit de course d'endurance de 3 heures minimum durant lesquelles plusieurs pilotes se relayent. Le championnat se dispute sur 6 courses, et emmène les participants sur des circuits aussi prestigieux que Spa Francorchamps ou Magny-Cours, les sites respectifs des grands prix de F1 belges et français. Il s'agit d'un championnat disputé, rendu unique par le nombre d'écuries qu'il attire puisqu'à chaque course, ce sont jusqu'à 140 équipages qui s'affrontent ! A titre de comparaison, la F1 ne rassemble qu'une vingtaine de voitures… Notre aventure en compétition a donc débuté en 2007 avec ce qu'il est coutume d'appeler une "année d'apprentissage". Et nous avons appris très vite, puisque l'année 2008 vient de se terminer par notre première victoire. Arriver à gagner à l'échelle nationale n'est pas une mince affaire, surtout en moins de 2 ans. Nous sommes donc particulièrement fiers de confirmer de la sorte les valeurs de combativité, de performance et de réussite qui sont celles d'INDOM.
Wednesday, November 12. 2008
En août dernier, je m'étranglais en apprenant le résultat des enchères organisées par les gestionnaires du .ME GoDaddy et Afilias sur certains noms comme porsche.me. Je ne comprenais en effet pas comment ces noms pouvaient être proposés aux enchères alors qu'ils relèvent de la propriété industrielle d'industriels mondialement connus.
Surtout, je ne pouvais m'empêcher de trouver inadmissible de laisser des particuliers acquérir ces noms. Un certain Georg Kohler a quand même acheté toyota.me pour plus de 90 000 USD. La même personne s'est également offert porsche.me. Un investissement qu'il doit aujourd'hui regretter puisque comme on pouvait le prévoir, Porsche a attaqué en UDRP et logiquement gagné. Bien entendu, Kohler n'est certainement pas né de la dernière pluie. Il a joué et perdu, serait-on tenté de penser. Surtout en voyant les pages d'accueil qu'il a placé sur porsche.me et toyota.me. Celles-ci souhaitent à l'internaute la bienvenue sur un "futur site non commercial pour fan de la marque en question", en indiquant que le site n'est en aucun cas géré ou autorisé par Porsche. C'est bien sûr cousu de fil blanc. Mais on ne peut quand même s'empêcher de se demander pourquoi les gestionnaires du .ME ont autorisés des enchères sur des noms de ce type…
Friday, November 7. 2008
Les chiffres comparant le nombre de suppressions demandées dans le cadre de l'AGP en juin et juillet 2008 semblent démontrer l'efficacité de la politique anti-domain tasting lancée en juin.
Sur les principaux gTLDs, le volume total des suppressions a baissé de presque 85% en un mois ! Sur le .COM, la chute est du même ordre, tandis que le .NET fait même mieux en dépassant les 85% de suppressions AGP en moins. Pour rappel, afin de diminuer le domain tasting, l'ICANN a décidé de réduire très fortement le nombre de noms qu'un registrar peut supprimer gratuitement. L'Add Grace Period permet en effet aux registrars d'enregistrer un nom, puis de ne pas le payer si ce nom est supprimé sous 5 jours. Le but est de permettre aux registrars de faire face aux impayés. Malheureusement, l'AGP a été détournée par ceux que l'on appelle donc les "domain tasters", c'est-à-dire ceux qui enregistrent des tonnes de noms pour les supprimer avant 5 jours, évitant ainsi de les payer.
Friday, October 31. 2008
La voilà donc enfin publiée, cette synthèse de la consultation publique menée par le ministère de l'économie sur la gestion du .FR. Outre le fait d'y voir le condensé des 33 réponses reçues (dont celle d'INDOM qui est, après celle du Conseil régional de la Martinique, la plus volumineuse) et d'en reprendre les grandes lignes, cette synthèse ne présente pas grand intérêt.
En prévisions des réactions outragées que ce commentaire ne manquera pas de générer, je précise ma pensée : nonobstant les idées très intéressantes envoyées dans le cadre de la consultation publique, et sans oublier d'applaudir ceux qui ont consacré du temps à répondre, la synthèse compte surtout parce que c'est la dernière étape annoncée par le ministère avant la publication d'un appel d'offres pour le poste de registre du .FR. Les chose sérieuses vont donc maintenant pouvoir commencer. Bien entendu, les candidats potentiels éplucheront certainement les réponses à la consultation publique. Mais est-ce vraiment sur la base de ces quelques textes qu'ils vont construire leurs dossiers de candidatures ? J'espère que nous le saurons très bientôt. Cette saga de l'appel d'offre du .FR n'a en effet que trop durée.
Wednesday, October 29. 2008
Des rumeurs me remontent sur le registre Néerlandais. Ce dernier aurait l'intention de supprimer la condition de domiciliation au Pays-Bas. En d'autres mots, c'est la condition de présence locale imposée sur le .NL qui sauterait.
Actuellement pour obtenir un .NL il est toujours nécessaire d’avoir un contact administratif résidant aux Pays-Bas (service d'ailleurs proposé gratuitement par INDOM dans le cadre de son forfait de gestion .NL). Si cette information est confirmée, le .NL serait alors ouvert à tous sans aucune restriction.
Friday, October 24. 2008
J'ai déjà parlé sur ce blog du GNSO, le Generic Names Supporting Organization. Cette structure est une pièce fondamentale dans le fonctionnement de l'ICANN. Elle regroupe les collèges de ceux qui dans le jargon icannien sont surnommés les "contractants" (les registrars et les registres) et les "non-contractants" (les utilisateurs). Il y a donc le collège des registrars, dont INDOM fait partie (Registrar Constituency), celui des registres, de la communauté "business", des FAI, de la PI et des utilisateurs non commerciaux. En tant que structure de soutient au Conseil d'administration de l'ICANN (Supporting Organization), le GNSO a le pouvoir de proposer de nouvelles politiques à ce dernier. Ainsi, c'est par le biais de ce processus de "développement de nouvelles politiques" (ou PDP pour Policy Development Process) que le projet de création des nouvelles extensions a été élaboré. Lorsque le Conseil d'administration de l'ICANN a donné son feu vert au lancement de ce projet en juin dernier à Paris, il a en fait voté "pour" la proposition qui lui avait été soumise par le Conseil du GNSO. En effet, le GNSO est géré par un Conseil de 21 membres. Chacun des 6 collèges du GNSO doit élire trois représentants pour siéger au Conseil du GNSO. Ces représentants sont élus pour un mandat de 2 ans. En ce qui concerne le collège des registrars, les représentants sont choisis en fonction de leurs régions géographiques : Amérique du Nord, Asie Pacifique et Europe. Le mandat de l'actuel Conseiller européen, l'allemand Tom Keller, arrive à expiration après la réunion du Caire. Hier soir, le collège des registrars ICANN m'a élu pour le remplacer. C'est, je crois, la première fois qu'un français est élu au Conseil du GNSO par les registrars. Et c'est une sacrée responsabilité. Je prendrai mes fonctions après la réunion du Caire, au moment où le GNSO est en train d'évoluer en profondeur (sa structure devrait bientôt être modifiée afin de mieux séparer les contractants des non-contractants). L'ICANN est aussi en train d'évoluer (vers plus d'indépendance vis-à-vis du gouvernement américain ?). Et l'Internet lui-même est à l'aube d'une révolution possible (les nouvelles extensions ont le potentiel de modifier en profondeur notre utilisation du Web). Le GNSO est donc au cœur des évolutions majeurs des années à venir en ce qui concerne le nommage sur Internet.
Tuesday, October 21. 2008
On découvre parfois des histoires fascinantes sur Internet. Comme celle de Jennifer Thornburg. Cette étudiante américaine de 19 ans est farouchement opposée à la vivisection. Elle souhaite notamment voir les écoles arrêter de disséquer des animaux dans le cadres des cours de biologie. Sa solution : faire officiellement changer son nom. Aujourd'hui elle porte en toute légalité un nom de domaine comme patronyme : CutOutDissection.com (arrêtez la vivisection). L'étudiante explique que dès qu'elle donne son nom à quelqu'un, l'effet de curiosité est telle que la personne va immédiatement sur Internet chercher le nom de domaine… ce qui permet de faire passer le message plus facilement. L'idée est bonne. Il faut simplement espérer que la jeune et charmante CutOutDissection.com n'oublie jamais de renouveler son nom !
Thursday, October 16. 2008
J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer ici même le fonctionnement du Comité de Soutien Registrar d'EURid, dont je suis membre. Je suis d'ailleurs en train d'écrire ce texte dans le train qui me ramène de Bruxelles, où s'est tenue la 5e réunion de ce Comité. Or depuis le 8 octobre, EURid s'est adjoint les services d'un deuxième groupe de travail regroupant des représentants de registrars, le "Registrar Advisory Board" que je vais surnommer "Comité Stratégique (CS)". Alors que le Comité de Soutien traite des problématiques pratiques d'implémentation et de gestion des systèmes d'enregistrement du .EU, le Comité Stratégique a pour but, comme son surnom l'indique, de guider le Conseil d'administration d'EURid dans ses prises de décisions stratégiques. La création du CS était une volonté de la Commission européenne, qui tient à voir l'ensemble des parties prenantes au fonctionnement du .EU impliquées dans sa gouvernance. Mais plutôt que de faire comme l'AFNIC, c'est-à-dire d'intégrer des représentants de la communauté des registrars directement dans son Conseil d'administration, EURid a préféré les "cantonner" à un groupe de soutien au Conseil. Il semblerait qu'EURid ne pense pas pouvoir fonctionner normalement avec ses clients représentés dans son instance de direction…
Continue reading "Le nouveau groupe de soutien d'EURid"
Thursday, October 16. 2008
EURid est techniquement prêt à lancer les IDN en .EU, mais il reste encore un peu de travail administratif avant le lancement de ces noms accentués sur l'extension européenne. Par exemple, la liste complète des noms que les pays membres demanderont à être protégés (c'est-à-dire qu'ils ne seront pas enregistrables) n'a pas encore été finalisée. On peut donc s'attendre à voir EURid proposer les IDN sur le .EU au début de l'année prochaine.
Monday, September 29. 2008
En juin dernier, la réunion ICANN de Paris s'est révélée exceptionnelle à plus d'un titre. Records d'affluence et de nombre de sponsors, des retombées presse très fortes notamment grâce à l'annonce de la libéralisation des extensions… et un agenda inhabituel courant sur 4 jours au lieu de 5. Pour le Caire, on semble revenir au "business as usual". L'agenda de la 33e réunion internationale de l'ICANN permet de confirmer un retour à un mode d'organisation plus traditionnel avec une réunion prévue sur 5 jours, le vendredi matin étant réservé au Conseil d'administration. L'expérience menée à Paris et visant à permettre de réduire les coûts pour tous en condensant le programme sur seulement 4 jours n'est donc pas reconduite. Pourquoi ? J'ai entendu dire que les membres du Conseil étaient épuisés après Paris... Ajouter une journée au planning devrait donc leur permettre de souffler un peu. Mais pas trop. Car les sujets chauds ne manqueront pas au Caire. A ce titre, je remarque un atelier programmé le lundi 3 novembre à 11h15 et intitulé "comprendre le projet d'appel à candidature pour les nouveaux gTLDs". L'ICANN serait donc d'ores et déjà certain de sortir ce projet à temps pour la réunion du Caire, comme cela est prévu ? Si oui, c'est une excellente nouvelle pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur les critères de candidature, que ce document devrait expliquer dans le détail.
Wednesday, September 24. 2008
Une nouvelle histoire de saisie par la justice américaine de noms de domaine inquiète au sein de la Registrar Constituency (le collège des registrars) de l'ICANN, où l'un des membres a tiré la sonnette d'alarme sur un ordonnance judiciaire délivrée le 18 septembre par un tribunal du Kentucky et demandant le transfert de 141 noms de domaine (tous des .COM) vers un compte public du Kentucky. Les noms seraient utilisés pour promouvoir des activités de jeu en ligne, ce qui est illégal dans l'état du Kentucky.
22 registrars sont concernés. Il y a des registrars américains bien sûr, mais plusieurs ne le sont pas. Parmi ces derniers, certains ont déjà indiqué qu'ils ne s'estiment pas soumis aux injonctions d'un état américain et qu'ils vont faire la sourde oreille. Pour les registrars américains, cette stratégie est certainement très risquée, même si aucun n'est domicilié dans le Kentucky. D'ailleurs, au moins un de ces registrars a déjà procédé au transfert des noms qu'il gère. La crainte logique de la Registrar Constituency, qui est l'entité officielle de représentation des registrars au sein de l'ICANN (INDOM en est membre), est de voir ce type d'ordonnance judiciaire utilisé de plus en plus souvent, et avec peu de discernement, si celle du Kentucky abouti. Au-delà, il convient également de se poser la question du véritable cadre juridique des noms de domaine utilisés pour des activités qui peuvent être légales dans un pays, voir même un état, mais pas dans les autres. Peut-on imaginer des .COM enregistrés par un chinois chez un registrar américain et utilisés pour vendre des objets Nazi, confisqués par un tribunal français ? La réponse est certainement positive, mais dans un tél cas, le registrar en question obéirait-il ?
Tuesday, September 23. 2008
Les trois lettres EPP ne vous disent peut-être pas grand-chose. L' Extensible Provisioning Protocol est pourtant très important pour les registrars comme INDOM puisqu'il permet d'harmoniser les interfaces techniques pour se connecter aux registres.
Utilisé sur de plus en plus d'extensions, l'EPP permet d'automatiser les principales fonctions de gestion d'un nom de domaine et donc de rendre un service plus fiable et mieux sécurisé aux propriétaires de noms. Bonne nouvelle pour le .FR, son registre l'AFNIC est en train d'implémenter l'EPP. L'extension française, historiquement très complexe à gérer du fait de ses règles d'enregistrement contraignantes et d'un système d'enregistrement archaïque, devrait donc devenir plus moderne. La date de mise en place prévue pour l'EPP sur le .FR est le 30 mars 2009.
Sunday, September 21. 2008
Une histoire fait scandale outre-Atlantique. Un groupe s'est spécialisé dans les faux anti-virus. Ils infectent les ordinateurs de leurs victimes à l'aide de logiciels espions déguisés en "Codec", les fichiers nécessaires au décodage et à la lecture de vidéos ou de musiques.
Le groupe de pirates en question – kilkvip.com – a monté une véritable industrie. Leur stratégie passe par la vente en masse de noms de domaine. Ainsi ont-il monté plusieurs registrars, qui vendent directement au public. Des registrars qui sont en fait des revendeurs. Ils ne sont pas directement accrédités par l'ICANN mais passent eux-mêmes par un registrar ICANN – Directi – pour enregistrer leur noms. La presse américaine fustige ces registrars pirates. Un amalgame issu d'une méconnaissance manifeste du système de commercialisation des noms de domaine. Car vu le nombre de plaintes reçues à propos des noms klikvip.com (l'un des sites de revente de noms de domaine lancé par les pirates a enregistré environ 100 000 noms en deux ans – mais la moitié ont déjà été inactivés par Directi suite aux plaintes d'utilisateurs victimes du piratage de klikvip.com), s'il s'agissait d'un registrar accrédité l'ICANN l'aurait certainement déjà suspendu.
Continue reading "Les avantages d'un marché régulé"
Tuesday, September 16. 2008
Enfin pas tout à fait. Il s'agit en fait de deux noms de domaine liés à la faillite de la célèbre banque d'affaire Lehman Brothers qui sont actuellement proposés à la vente sur eBay USA.
Comme souvent, la tentation est donc grande pour certains de profiter des malheurs des autres. Je doute que les employés de Lehman, qui viennent de tout perdre (non seulement leurs boulots, mais probablement également leurs économies puisque ces dernières étaient souvent placées en actions de la banque) trouvent l'annonce eBay pour vendre lehmanbankruptcy.com et lehmanbrothersbankruptcy.com de très bon goût. Le vendeur en espère 5 000 USD. "Imaginez un peu le trafic que peuvent générer ces noms," dit-il sur son annonce. "On parle de mots qui pourraient compter parmi les plus recherchés sur Internet en 2008." La vente commence avec un premier prix de 250 USD et dure jusqu'au 21 septembre. Pour l'instant, les noms n'ont généré aucune enchère.
Thursday, September 11. 2008
Et dire que certains prétendent encore que l'ICANN n'est pas une organisation transparente, alors même que le régulateur va jusqu'à mettre en ligne sa liasse fiscale !
Bon d'accord, l'ICANN n'a pas le choix en fait (c'est une obligation légale aux USA de rendre ces informations publiques lorsqu'on est "not for profit", c'est-à-dire à but non lucratif). Reste que les 54 pages de ce qui s'apparente à un bilan comptable sont très intéressantes. Merci à Elisabeth Porteneuve et ses yeux d'aigle pour avoir trouvé ce document caché dans les tréfonds du site de l'ICANN. Vous y verrez par exemple que l'ICANN a payé 2 324 783 USD de salaires en 2007, uniquement sur les postes de direction ainsi que les "employés clefs". Le reste de la masse salariale a coûté 6 719 466 USD. Les frais juridiques, un poste conséquent pour le régulateur de l'Internet qui doit souvent faire face à des procès, se sont élevés à 1 055 146 USD. Une somme qui apparaît comme presque bon marché par rapport aux 5 396 378 de frais de voyages, auxquels se sont ajoutés 623 867 USD de frais d'organisation de conférences et réunions. Et parmi de nombreuses autres perles d'information, vous découvrirez en page 10 de ce document le nom des 5 employés (hors direction) les mieux payés de l'ICANN. Des salaires sans aucun doute largement mérités, puisque ces 5 personnes sont listées comme travaillant en moyenne 60 heures par semaine ! Je suis peut-être dans les noms de domaine depuis trop longtemps J mais je trouve que ces 54 pages font une lecture de week-end fascinante…
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